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L.A. DANCE PROJECT - BENJAMIN MILLEPIED

Benjamin Millepied

Depuis que le chorégraphe/danseur Benjamin Millepied s'est installé a Los Angeles, il y a trouvé son inspiration pour sa dernière aventure artistique, L.A. Dance Project. Il ne s'agit pas d'une compagnie de danse, mais d'un collectif de créateurs, qui cherche a présenter la danse dans toutes ses formes. Millepied s'est entouré de Nico Muhly (compositeur), Charles Fabius (producteur), Matthieu Humery (conseiller d'Art) et Dimitri Chamblas (producteur audiovisuel). Christopher Wool et Mark Bradford sont les deux premiers artistes plasticiens invités à collaborer avec le groupe. L.A. Dance Project cherche à redéfinir la notion même de la collaboration artistique, au théâtre comme hors-les-murs, et présente ses tout premiers projets à Los Angeles au Music Center Disney Hall et au Museum of Contemporary Art (MOCA) en été/automne 2012. Au sommet de sa carrière, entre NY City Ballet et l'Opera de Paris et un succès remarqué dans le film-culte "Black Swan", Benjamin Millepied tourne une nouvelle page. Les partenaires de L.A. Dance Project, hormis le Chatelet et Music Center, comprennent le Sadler's Wells, Londres et la Maison de la Danse à Lyon.

LA Dance Project, fondateur Benjamin Millepied

 

Photo : On The Other Side © Laurent Philippe

L.A. DANCE PROJECT - BENJAMIN MILLEPIED

Programmes

REFLECTIONS

Première le 23 mai 2013 au Théâtre du Châtelet, Paris

Chorégraphie Benjamin Millepied

En collaboration avec Julia Eichten, Charlie Hodges, Morgan Lugo, Nathan Makolandra, Amanda Wells

Musique : David Lang

Concept visuel et Costumes : Barbara Kruger

Lumières : Roderick Murray

Piano : Andrew Zolinsky

Durée: 40 minutes

Pièce pour 5 danseurs

Oeuvre créée avec le soutien de Van Cleef & Arpels

Près de cinquante ans après la première de «Jewels», le ballet de George Balanchine inspiré par les joyaux de Van Cleef & Arpels. Le célébre joaillier se distingue par une nouvelle collaboration exceptionnelle dans le monde de la danse. Premier volet d'une trilogie intitulée Gems, « Reflections » constitue le premier temps fort de la collaboration avec le L.A Dance Project et Benjamin Millepied.

 

MOVING PARTS

Création 22 septembre 2012 au Walt Disney Concert Hall de Los Angeles 

Commande de Glorya Kaufman Presents Dance au Music Center de Los Angele.

Chorégraphie : Benjamin Millepied 

Musique originale : Nico Mulhy

Concept visuel : Christopher Wool 

Costumes : Kate et Laura Mulleavy de RODART 

Lumières : Roderick Murray

Durée : 25 minutes

Pièce pour 5 danseurs  et 2 musiciens

 

MORGAN'S LAST CHUG

Première le 17 Septembre 2013 à la Maison de la Danse de Lyon 

Chorégraphie : Emannuel Gat

Musique : J.S Bach et H.Purcell

Concept visuel, costumes et montage son : Emanuel Gat


Assistante : Geneviève Osborne

Durée : 20 minutes


Pièce pour 6 danseurs


 

« Morgan's Last Chug est une étude sur le temps fragmenté. Un regard multidimensionnel porté sur le temps qui passe, par le prisme de la chorégraphie et de l'environnement sonore. A travers une succession ininterrompue de variations qui utilisent différentes modalités de composition liées au temps, les danseurs explorent la danse comme une pratique musicale en soi, faisant émerger ses aspects temporels et ses mécanismes. Le fascinant monologue de Beckett, extrait de la pièce de Krapp's Last Tape (La Dernière Bande) , qui est un contrepoint théâtral entre représentation sur scène et enregistrement sonore , souligne les innombrables façons dont l'expérience humaine est habitée et mise en relief par le temps qui passe. » Emanuel Gat

 

QUINTETT

Première le 9 octobre 1993 à Francfort, Opernhaus

Chorégraphie : William Forsythe

en collaboration avec Dana Caspersen, Stephen Galloway, Jaccopo Godani, Thomas McManus, Jone San Martin

Musique : Gavin Bryars (Jesus Blood never failed me yet) 

Costumes : Stephen Gallowa 

Lumières : William Forsythe

Mise en scène : William Forsythe, Stephen Galloway, Thomas McManus, Jone San Martin

Durée : 26 minutes

Pièce pour 5 danseurs

 

 

Lyrique, engagé et émouvant, Quintett est un chef-d'œuvre tranquille, chorégraphié sur la musique de Gavin Bryars « Jesus Blood Never Failed Me Yet ». Sur une scène baignée d'une lumière blanche et brillante, Quintett évoque et développe avec brio les thèmes de Gavin Bryars ; la perte, l'espoir, la peur et la joie. En contrepoint des battements de cœur de la musique, les danseurs s'élancent dans un flux continu de duos, trios et solos. S'entrelaçant et chutant, les danseurs créent une force tourbillonnante qui se développe et s'amplifie, joyeuse, complexe - un torrent contenant en son centre, une vision essentielle ; la prise de conscience de sa propre fin.

 

MURDER BALLADES

Première le 17 septembre 2013 à la Maison de la Danse de Lyon

Chorégraphie : Justin Peck

Musique : Bryce Dessner, en accord avec Chester Music Limited, enregistré par eight blackbird

Lumières : Brandon Stirling Baker 

Costumes : Justin Peck

Concept visuel : Sterling Ruby (commande du L.A Dance Project pour le théâtre du Châtelet)

Durée: 20 minutes

Piece for 6 dancers

 

Murder Ballades a été composé pour (et enregistré par) l'ensemble eight blackbird au Museum of Contemporary Art de Chicago les 2 et 3 mai 2013. Il s'agit d'une commande de eight blackbird et Lunapark, financé par le Doelen Concert Hall de Rotterdam, le Muziekgebouw aan't IJ d'Amsterdam et le Muziekgebouw Frits Philips d'Eindhoven, avec le soutiens financier de la fondation Van Beinum des Pays-Bas, ainsi que du Museum of Contemporary art of Chicago.

Justin Peck, ce jeune homme de 26 ans qui vient d'être nommé soliste au New York City Ballet, signe Murder Ballades sur une création musicale de Bryce Dessner. Pas de meurtre, sinon de la morosité. Peck chorégraphie avec une fraîcheur renversante. Il fait danse de tout : le vocabulaire classique mais aussi un salut de la main, une manière de lacer ses baskets ou de dérouler un pas en marche arrière. Six danseurs jouent avec les lignes et les humeurs. Jamais trop, jamais gratuitement. Une justesse court, dosant les refrains, les couplets et les ruptures. Jerome Robbins n'est pas loin. Arianne Bavelier, Le Figaro, 19 septembre 2013

Le compositeur Bryce Dessner commente ainsi sa création : « J'ai depuis un moment envi de me pencher sur la tradition étrange et féconde des ballades meurtrières américaines (« murder ballades »). Lorsqu'avec Justin Peck, nous avons commencé à étudier différentes idées autour de notre première collaboration pour une œuvre destinée au L.A Dance Project, j'ai commencé à m'intéresser aux différentes ramifications de la musique américaine, à la fois folk et classique, populaire et sacrée. Aux alentours de cette période ont eu lieu les tueries tragiques du cinéma d'Aurora et de l'école primaire de Sandy Hook, et j'ai donc commencé à réfléchir sur la nature de la violence au sein de l'identité américaine. La tradition de la ballade meurtrière américaine puise ses origines dans une vieille tradition européenne qui consiste à faire en musique le récit détaillé de meurtres célèbres. Avec le temps, la version américaine de cette tradition a entrainé la création de son propre langage vernaculaire, déclinant à l'envi un certain nombre d'histoires (généralement inspirées des mêmes évènements, et parfois même créées à partir des mêmes mélodies) et les transmettant de génération en génération. Ces ballades musicales ont longtemps joué un rôle fondamental dans la folk traditionnelle américaine. Dans mes Murder Ballades, enregistrées par l'ensemble de musique de chambre américain eight blackbird, j'ai choisi de rééxaminer plusieurs de ces anciennes chansons pour les faire résonner sur ma propre musique, à la fois dans les morceaux eux-mêmes et dans les mouvements additionnels. »

 

WINTERBRANCH

Première le 21 Mars 1964 à Harford, Connecticut

Chorégraphie : Merce Cunningham 

Musique : La Monte Young - 2 sounds

Décors et costumes: Robert Rauschenberg 

Lumières : Beverly Emmons (Basée sur une idée de Robert Rauschenberg)

Durée : 23 minutes

Pièce pour 6 danseurs

 

 

Winterbranch a été donné autour du monde pendant la tournée internationale de 1964 faisant événement. L'œuvre est restée au répertoire jusqu'en 1976. Plus récemment elle a été remontée pour le Cunningham Repertory Group et donnée au Merce Cunningham Studio en Novembre 2011. Merce Cunningham disait de cette création originale : « L'idée initiale de Winterbranch s'appuie sur la chute du corps et son de redressement, les autres facteurs visuels sont venus après ».

L'idée initiale de Merce Cunningham pour Winterbranch était de représenter deux fondamentaux de la danse ; la chute du corps et son redressement. À l'origine, la pièce commençait avec Merce Cunningham glissant doucement sur scène en s'éclairant avec une lampe de poche, suivi par les danseurs qui enchaînaient des séries de chutes lentes ou rapides, se rassemblant parfois pour former un groupe homogène chutant et se relevant alors à l'unisson.
Pour évoquer des marcheurs la nuit, le long d'une autoroute, Merce Cunnigham avait demandé à Rauschenberg de concevoir des lumières aveuglantes et intermittentes rappelant les phares des voitures. Rauschenberg a habillé les danseurs en survêtements et chaussures de sports et a souligné de peinture noire le dessous de leurs yeux. La musique de Monte Young intitulée 2 Sounds est composée d'un son de cendrier raclant un miroir et d'un autre de bois frotté contre un gong chinois.

 

PERIPHERAL STREAM

Première le 5 mars 2014 au Théâtre du Châtelet, Paris

Chorégraphie, costumes, lumières et concept visuel original : Hiroaki Umeda

Conception visuelle : Shoya Dozono

Durée: 18 minutes

Pièce pour 4 danseurs

 

Ce ne sont pas les secousses post-tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima qui viendront remettre en cause sa vision du monde : chorégraphe, interprète, compositeur et vidéaste, Hiroaki Umeda développe des modes de composition uniques à partir de montages optiques complexes qui lui permettent d'agencer plusieurs strates à l'intérieur de ses performances et installations. Son univers visuel et sonore à l'esthétique minimaliste et radicale est un travail de précision sur l'espace, marqué par un graphisme visuel épuré. Dans une alternance de violence et de douceur, il confronte le corps humain au tout numérique ou explore minutieusement l'impact des forces de la nature et de la vitesse sur ce même corps.

Le corps - machine du danseur / performeur - s'immerge souvent dans un quadrillage cinétique optique, recherchant des états-limites, entre mécanique et mathématique. Cette perception des infra-modifications environnementales transmet des sensations au public plus que des messages et dégage une tension entre beauté extrême et un drame littéralement  hypnotique. Le corps devient surface ou disparaît dans des couleurs réfractées, des ombres éphémères, des turbulences, composant un tableau vivant.  Sous certains angles, cette sculpture en mouvement s'évanouit presque et semble pouvoir devenir immatérielle à son tour...  (...) Mettant l'accent sur les variations d'intensités ou sur les fréquences, Hiroaki Umeda met un soin particulier à créer le son et l'image mais aussi la lumière, afin que le public accède à ce réel qui le constitue et le dépasse. Le spectateur peut ainsi appréhender ces changements d'états comme des sensations physiques. Il s'agit moins de voir que de sentir. Le corps trouve des équivalents plastiques ou sonores aux formes chorégraphiques pour devenir un instrument idéal de communication dans un dialogue continu entre les disciplines.   Isabelle Danto

 

HARBOR ME

Première le 8 avril 2015 au Théâtre du Châtelet à Paris

 

Chorégraphie : Sidi Larbi Cherkaoui

Assistants à la chorégraphie et répétiteurs : Jason Kittelberger et Nemo Levy Oeghoede

Musique : DR. Ysaye M. Barnwell : « Would you Harbor me » (1994) et Woojae Park (musique originale)

Décors : Sander Loonen et Fabiana Piccioli

Lumières : Fabiana Piccioli

Costumes : Sidi Larbi Cherkaoui et Fabiana Piccioli

Assistante costumes : Amy Rousselot

Réalisation costumes : Isabelle Comte

Pièce pour 3 danseurs

 

.« En regardant les danseurs dans le studio, je me suis imaginé que chacun d'entre eux personnifiait un élément - le feu, l'eau ou l'air - et que la scène représentait la terre sous leurs pieds. Les éléments se rejoignent et se mêlent au fur et à mesure que les danseurs se déplacent. Ils se rencontrent, se repoussent parfois ou se soutiennent, ils se détachent ou se transforment l'un en l'autre. L'air dissimule l'eau, l'eau éteint le feu, le feu consume l'air. C'est une danse circulaire éternelle. Alors que chaque élément, chaque danseur est en interaction constante avec un autre - pour l'influencer, le transformer ou le détruire -, on en vient à se demander s'ils peuvent aussi se protéger mutuellement. Une personne peut-elle en protéger une autre, ou seulement la changer ou la détruire ? Chaque interaction aboutit à une transformation : ainsi, on ne peut trouver d'abri sans vivre un changement profond ou une destruction de ce que l'on voulait protéger. Le port est un abri, une protection contre les éléments et les dangers, mais c'est aussi une ligne, une frontière qui peut s'avérer hostile. L'équilibre chimique qui permet à un élément d'en protéger un autre est subtil et délicat ; au moindre excès, il est rompu... »   Sidi Larbi Cherkaoui 

HEARTS AND ARROWS

Première le 8 avril 2015 au Théâtre du Châtelet, Paris

Chorégraphie : Benjamin Millepied

Musique originale : Philip Glass

Costumes : Janie Taylor

Lumières : Roderick Murray

Concept visuel : Liam Gillick

Durée : 17 minutes

Pièce pour 8 danseurs

Commande de Van Cleef & Arpels - En coproduction avec la Biennale de la Danse de Lyon et L.A. Dance Project

 

Deuxième volet de la trilogie Gems, initiée avec Van Cleef & Arpels en 2013 avec le ballet Reflections, Hearts and Arrows est la nouvelle chorégraphie du L.A Dance Project et de Benjamin Millepied. A l’instar de la première édition, le fondateur de la compagnie et nouveau directeur de l’opéra de Paris mettra en scène sa vision des pierres précieuses, secondé par le scénographe Liam Gillick sur une musique composée par Philip Glass. 

 


Hearts and Arrows de Benjamin Millepied est un ouvrage qui rend hommage à l’ambiance des eighties. [...] La rigueur des costumes (T-shirts blancs et shorts ou jupes noirs à trame blanche) n’a d’égale que celle de la musique. Le choix de Millepied s’est porté sur la bande-son de la biographie de Yukio Mishima réalisée par Paul Schrader en 1985, illico primée au Festival de Cannes, dans laquelle Philip Glass fait preuve d’une capacité de compassion exceptionnelle, mettant parfois une goutte de romantisme dans son univers si rigoureux. On s’y croirait, grâce à l’incroyable vitalité qui se déploie dans une succession de brèves chorégraphiques. [...] Pulsation permanente, légèreté, lyrisme et surtout optimisme, des interprètes comme sur un nuage, clarté des structures spatiales, cohérence totale entre tous les éléments, [...] ce flux cinétique semble couler d’une source intarissable. Et si les trois filles et cinq garçons donnent souvent l’impression d’être un seul organisme qui se contracte et se déploie à nouveau, on y note tout autant la présence très marquante de chaque personnalité.    Thomas Hahn    

II ACTS FOR THE BLIND

Première le 25 septembre 2014 à l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne

Chorégraphie : Roy Assaf en collaboration avec les danseurs de L.A. Dance Project

Assistant chorégraphe : Jeremie Bernheim

Voix off : Charlie Hodges

Musique : Svanur de Rökkurró, (c) 2010 de l'album Annan Heim

Montage musical : Reut Yehudai / Jeremie Bernheim

Lumières : Omer Sheizaf

Costumes : Janie Taylor

Durée : 20 minutes 

Pièce pour 8 danseurs

En coproduction avec la Biennale de la Danse de Lyon et LA Dance Project

 

« (...) D'abord, des actions chorégraphiques apparemment abstraites. Ensuite, une partie « explication ». À l'acte premier, des costumes couleur chair et l'absence de toute idée sur la finalité du matériau chorégraphique employé. À l'acte second, les personnages se révèlent au monde au moment en se lissant dans leurs costumes et leurs identités fictionnelles. Charlie Hodges, égérie de la compagnie, fait le narrateur-bruiteur déjanté. Dans cette parodie de la culture américaine, de ses mythes aux dessins animés et son engouement pour la rapidité, on esquisse parfois un arrêt supplémentaire dans l'univers des tableaux d'Edward Hopper. Et l'abstraction apparente de la première partie se révèle être un véritable puits à images. L'effet est comparable à une « traduction » simultanée des mudras dans un spectacle de Kathakali, sauf qu'ici la conception même part du mouvement et que toute narration reste fragmentaire et allusive. Le rire en prime... »

Danser Canal Historique, T. Hahn

 

Calendrier

Soirée Mixte
Sao Paulo/Brésil, Teatro Alfa
17/10/2017 - 18/10/2017
Singapour, Esplanade
24/10/2017 - 25/10/2017
Shanghai/Chine, Shanghai Grand Theatre
29/10/2017

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