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KADER BELARBI - BALLET DU CAPITOLE

Kader BELARBI

Le Ballet du Capitole est un Ballet « d'aujourd'hui » dans lequel la danse se nourrit d'un dialogue entre des arts, des époques et des styles différents. Le Ballet a vocation à illustrer au meilleur niveau les grandes œuvres classiques du répertoire, avec toute l'exigence imposée par le respect de la tradition, mais également à représenter avec la même exigence des œuvres revisitées, des imaginaires et des écritures plus personnelles. C'est avec un esprit et un travail d'artiste que je m'attache à construire autour d'une équipe et d'un théâtre, une identité rayonnante du Ballet du Capitole de Toulouse, pour que l'art de la danse participe pleinement à la vie.

Kader Belarbi

 

 

Valser © David Herrero 

KADER BELARBI - BALLET DU CAPITOLE

Programmes

VALSER

Spectacle créé à l'occasion de la résidence de la compagnie à Sceaux de Septembre 1998 à mars 1999. Première par le Ballet du Capitole le 18 Juin 2014 à Toulouse


Chorégraphe: Catherine Berbessou

Assistant: Federico Rodriguez Moreno

Scénographie lumières: Marc Oliviero

Costumes: Cidalia Da Costa

Bande son: Anita Praz

Durée: 1h15

Pièce pour 8 danseurs

Co-production: Les Gémeaux - Sceaux - Scène nationale / Cie Quat'Zarts
Avec le soutien de l'Adami, de la caisse des dépôts et consignations / de l'AFAA (association française d'action artistique) / Ministère des affaires étrangères et de la DRAC Ile de France / Ministère de la culture et de la communication

 

En dépit de son titre, Valser est un hommage au tango. Dans un ring et sur la terre, quelques hommes et quelques femmes se cherchent et se trouvent le temps d'un tango, d'une milonga. Convaincue que le tango, qu'elle associe à la tauromachie, est un combat, la chorégraphe Catherine Berbessou donne à voir dans Valser la conception borgésienne selon laquelle le « tango est bagarreur » et exprime « la conviction que le combat peut être une fête ».
Dans cette pièce, elle a cherché à établir l'ordre à partir du chaos, à jouer sur l'ambivalence, à faire surgir dans un même jaillissement ce que l'on aurait pu croire incompatible : la violence dans l'affection, le désir dans la répulsion, la valse dans le tango... Contre toute attente.

 

 

LA REINE MORTE

Musique: Piotr Ilyitch Tchaïkovski

Chorégraphie: Kader Belarbi

Décors: Bruno de Lavenère

Costumes: Olivier Bériot

Lumières : Sylvain Chevallot

Durée : 2h15 avec entracte

Pièce pour 35 danseurs

De cette pièce de théâtre de Montherlant, Maeterlinck estime que son écriture « suffit à justifier une vie ». Ce monument de l'art dramatique raconte l'histoire improbable et pourtant véridique de Dom Pedro de Portugal et de son épouse illégitime, Inès de Castro qui, étrangement, devint reine après sa mort. 

S'inspirant de cette bouleversante histoire pour en faire un ballet, Kader Belarbi, « persuadé que la tragédie est l'une des clefs pour déchiffrer l'énigme des agissements humains et des rapports entre les êtres », aborde le thème de l'amour fou  contrarié par la raison d'état. Dans une chorégraphie qui fait la part belle au langage néoclassique, il nous révèle toutes les beautés et les ciselures de ce « poignard au manche damasquiné, noir et or », pour reprendre les propres termes de Montherlant.

LA BETE ET LA BELLE

Création par Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, le 20 octobre 2005 au Théâtre Maisonneuve de Montréal


Musique : Louis-Claude Daquin, Franz Josef Haydn, György Ligeti, Maurice Ravel

Chorégraphie et mise en scène : Kader Belarbi

Collaboration artistique : Josseline Le Bourhis

Décors et costumes : Valérie Berman

Lumières : Marc Parent

Durée : 120 minutes

Pièce pour 35 danseurs

Ballet en deux actes et six tableaux 

 

Conscient de l'importance des contes dans notre culture, véritables mises en scène de notre inconscient, Kader Belarbi a choisi d'adapter La Belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont (1756). Mais ici, l'inversion du titre témoigne de la réinterprétation du conte.La Bête et la Belle est l'histoire d'une transgression : la Bête est moins un animal que le révélateur de l'animalité qui est en nous, tandis que la Belle surmonte sa répulsion et dépasse ses inhibitions pour trouver le chemin du cœur et du corps, et s'ouvrir à l'autre. Kader Belarbi fait du « monstre » (réel ou supposé) un catalyseur, permettant à la Belle de se découvrir, de se défaire du carcan social et d'être enfin elle- même.La Bête et la Belle évolue dans un espace scénographique conçu par Valérie Berman, qui assure également la création des costumes. Ce ballet en deux actes et six tableaux joue de travestissements et de métamorphoses, procédant par allusions qui renvoient aux mythes de la mémoire collective. A travers différents prismes comme celui des poupées humaines, du bal masqué (et ses divertissements), de la chasse (et ses règles du jeu), la Bête et la Belle éprouvent, à travers le filtre des pulsions, les peurs, le désir et l'amour. Pour nous raconter cette relecture du conte entre parcours initiatique et enchantement, Kader Belarbi a choisi les musiques de György Ligeti, Louis-Claude Daquin, Franz Josef Haydn et Maurice Ravel.

 

LA FILLE MAL GARDEE

ou Il n'y a qu'un pas du mal au bien

Ballet comique - Pantomime en deux actes

Chorégraphie : Ivo Cramer (d'après Dauberval)

Musique : partition anonyme de 1789 arrangée par Charles Farncombre

Décors, costumes et paroles du vaudeville : Dominique Delouche

Lumières : Jean-claude Asquié

Durée : 90 minutes

Pièce pour 20 danseurs

 

Ballet-pantomime champêtre de Jean Bercher, dit Dauberval, au titre primitif de Le Ballet de la paille ou il n'y a qu'un pas du mal au bien. Plus ancien ballet du patrimoine classique et l'un des plus importants du répertoire actuel, il est composé de deux actes et trois tableaux et a été créé le 1er juillet 1789 au Grand Théâtre de Bordeaux.

Ballet-pantomime champêtre en deux actes et trois tableaux.
Version de Jean Dauberval créée par le Ballet du Grand-Théâtre de Bordeaux, au Grand-Théâtre de Bordeaux le 1er juillet 1789. Première de la version d'Ivo Cramer par le Ballet de Nantes au Théâtre Graslin de Nantes en juillet 1989.
La Fille mal gardée est le plus ancien des ballets d'action encore dansé aujourd'hui, même si dans des versions très différentes. Alors que tant de chefs-d'œuvres ont tôt disparu de la mémoire de la danse, goût de la tradition et transmission orale préservent depuis deux siècles cette Fille mal gardée prestement troussée à l'aube de la Révolution par Jean Dauberval.

 

 

Evoquant la vie rurale quotidienne, Dans cette farce campagnarde, il n'y a pas trace de lutte des classes et de jacquerie, mais de combat entre l'innocence, l'ardeur amoureuse pimentée d'érotisme et la cupidité rusée, avec un zeste opportuniste de vertu civique. Soucieuse de réunir leurs biens, la riche fermière Ragotte (baptisée ensuite Simone) projette de marier sa fille Lison (dite ensuite Lise) à Alain (parfois nommé Nicaise) fils benêt de son voisin l'opulent vigneron Thomas. Lors de la fête des moissons, l'ingénue accueille en secret son amoureux Colas avec lequel sa mère la surprend et aveuglée par la colère, l'enferme dans la chambre où le pauvre galant s'est réfugié. Cent péripéties cocasses ou tendres prennent place entre-temps : barattage de lait par Lise conquise par la fougue de Colas, entrée ridicule d'Alain et Thomas, danse allègre des moissonneurs assoiffés, orage, pluie, somnolence de la mère tournant languissamment son rouet tandis que Lise danse en jouant du tambourin. Suivi du notaire venu dresser le contrat, et de Thomas, Alain découvre soudain les amoureux enlacés en déshabillé suggestif devant les voisins hilares. Mais les parents s'accordent pour unir leurs veuvages et le rideau tombe sur la fête célébrant la réconciliation en chantant : Il ne faut désespérer de rien/Il n'est qu'un pas du mal au bien. Créé le 1er juillet dans le Grand-Théâtre édifié par Victor Louis, peu avant la prise de la Bastille, le ballet-comédie de la Paille est chaleureusement applaudi par le public où prédominent les Girondins. Pour lui complaire, Colas (Eugène Hus) interrompt le 3 juillet la fête des moissons pour porter un toast au triomphe du Tiers-Etat. A Londres, au King's Theatre-Pantheon le 30 avril 1791, Dauberval met la dernière main à la Fille mal Gardée, titre définitif. Si l'alerte Fille quitte en 1854 l'affiche de l'Opéra, elle court infatigablement le monde. Plus qu'en Amérique, où elle surgit dès 1794 à Philadelphie, 1828 à New York, au Danemark ou Burlo l'introduit en 1819, en Suède où sa version est dansée quarante-cinq fois de 1812 à 1834, elle se plaît en Russie.

Mettre au répertoire de la Compagnie était pour Kader Belarbi une façon de conserver le patrimoine chorégraphique, de faire revivre cette « Belle Danse » si française.

 

LE CORSAIRE

Création mondiale 16 mai 2013, Théâtre du Capitole, Toulouse

Ballet en deux actes

sur un argument de Kader Belarbi inspiré du poème de Lord Byron, The Corsair (1814)

 

Chorégraphie et mise en scène : Kader Belarbi
Musique : Adolphe Adam, Anton Arensky, David Coleman, Edouard Lalo, Jules Massenet, Jean Sibilius
Décors: Sylvie Olivé

Assistante aux décors : Camille Ansquer

Costumes : Olivier Bériot

Lumières : Marion Hewlett

Durée : 120 minutes

Pièce pour 35 danseurs

Le grand succès du Corsaire de Lord Byron, dès sa publication en 1814, va contribuer à alimenter pendant tout le XIX° siècle le goût des artistes et du public pour l'exotisme. Victor Hugo, en 1829, dans la préface à son recueil des Orientales, ne nous dit pas autre chose : « Il résulte de tout cela que l'Orient, soit comme image, soit comme pensée, est devenu, pour les intelligences autant que pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale. »

Le poème de Byron a été une source d'inspiration infinie pour nombre de chorégraphes, mais aucune autre version chorégraphique française n'a vu le jour depuis celle de Jules Mazilier, en 1856. Cette adaptation chorégraphique du poème de Byron, sur une musique d'Adolphe Adam, a été conçue pour le Ballet de l'Opéra de Paris.  A la fin du XIX° siècle, Marius Petipa créera lui aussi sa version pour le Ballet Impérial à Saint-Pétersbourg.

Aujourd'hui, Kader Belarbi, tout en s'inspirant de Byron, en réorganise les scènes musicales et chorégraphiques dans une nouvelle cohérence narrative, créant un ballet alliant styles académique et orientaliste. La chorégraphie joue sur la virtuosité des ensembles et des variations solistes, l'esprit du ballet romantique et ses entrelacs, les péripéties de l'action et l'exotisme des divertissements.

Les décors et les costumes offrent une mosaïque aux couleurs d'un Orient imaginaire et participent au plaisir d'un grand ballet épique.

 

DANS LES PAS DE NOUREEV

Une soirée composée d'extraits de Grands Ballets Classiques chorégraphiés par Rudolf Noureev.

Le 6 janvier 1993 s'éteignait un monstre sacré de la danse, Rudolf Noureev, dont le talent exerça une influence indélébile sur des générations de danseurs et de chorégraphes. Kader Belarbi, Etoile des années Noureev à l'Opéra de Paris, a tenu à lui rendre hommage, permettant ainsi aux danseurs du Ballet du Capitole de se confronter à un remarquable exercice de style académique, fait de maîtrise technique et de qualité d'exécution. « Aucun autre danseur, en effet, n'a eu une influence comparable à la sienne sur l'histoire, le style et la perception de la danse dans le public » comme l'affirme le critique de danse John Percival. Passionné par Marius Petipa, l'inventeur du ballet classique au XIXème siècle, Rudolf Noureev, directeur de la danse à l'Opéra de Paris de 1983 à 1989, remonta à l'identique ou proposa ses propres versions des plus grands chefs-d'œuvre du répertoire russe.

41 danseurs - 54 personnes en déplacement.   

Création au Capitole de Toulouse / Novembre 2013

 

La Bayadère l IIIème Acte Le Royaume des Ombres

Musique: Ludwig Minkus 

Arrangements: John Lanchbery

Chorégraphie: Rudolf Noureev d'après Marius Petipa

Décors : Ezio Frigerio

Costumes : Franca Squarciapino

Lumières : Vinicio Cheli adaptées par Patrick Méeüs 

Durée : 35 minutes

Egalement connu sous le nom de Royaume des Ombres, ce troisième acte est celui qui clôt le ballet. Inconnu des Occidentaux jusqu'en 1961, année où le Ballet du Kirov le révéla à Paris et à Londres, cet acte met en scène le noble guerrier Solor qui, désespéré par la mort de Nikiya, se réfugie dans les songes que lui procure l'opium. Devant ses yeux, se déroule alors un hypnotisant cortège d'Ombres, fantômes de belles jeunes femmes mortes. Vaporisées de blanc dans une lumière bleutée, elles dessinent de lentes et sinueuses arabesques sur l'évocatrice musique de Minkus. Vera Krassovskaïa, historienne russe de la danse, considère cette scène comme le premier « ballet symphonique ».

 

La Belle au Bois Dormant l IIIème Acte Pas de deux

Musique: Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie: Rudolf Noureev d'après Marius Petipa

Costumes : Franca Squarciapino

Lumières : Vinicio Cheli adaptées par Patrick Méeüs 

Durée : 12 minutes

 

Roméo et Juliette l Acte I

Scène d'amour

Musique: Sergueï Prokofiev

Chorégraphie: Rudolf Noureev

Costumes : Ezio Frigerio et Mauro Pagano

Durée : 10 minutes

 

Le Lac des Cygnes l IIIème Acte

Pas de trois du Cygne noir

Musique: Piotr Ilitch Tchaïkovski

Chorégraphie: Rudolf Noureev d'après Marius Petipa et Lev Ivanov

Costumes : Franca squarciapino

Lumières : Vinicio Cheli adaptées par Patrick Méeüs

Durée: 14 minutes

Avec le Pas de deux de l'acte III de La Belle au bois dormant (Aurore et Désiré) et le Pas de trois de l'acte III du Lac des cygnes (le cygne noir Odile, Siegfried et le sorcier Von Rothbart), l'on assiste à l'apogée du ballet académique pétersbourgeois fait d'élégance, de prestance, de distinction, de précision, de pureté de lignes, de virtuosité. L'un des apports déterminants de Rudolf Noureev à ces ouvrages consiste à développer la danse masculine afin que le danseur ne se limite pas à un porteur de second ordre.

Quant au Pas de deux de la Scène du balcon de Roméo et Juliette, il est remarquable de poésie, de fraîcheur et d'impétueuse jeunesse.

 

Don Quichotte l IIIème Acte

Musique: Ludwig Minkus

Arrangements: John Lanchbery

Chorégraphie: Rudolf Noureev d'après Marius Petipa

Décors : Emilio Carcano

Costumes : Joop Stokvis

Lumières : Vinicio Cheli adaptées par Patrick Méeüs

Durée : 30 minutes

Acte festif avant tout, le troisième et dernier acte de Don Quichotte nous convie au mariage des deux protagonistes, Kitri et Basile, qui interprètent un Grand Pas de deux brillant et virtuose sur l'efficace partition de Ludwig Minkus. La fête ne serait pas complète sans les toreros et les majas de Barcelone venus danser de fières et fougueuses danses de caractère, à l'occasion des noces des deux tourtereaux. C'est une Espagne haute en couleurs, enjouée, heureuse de vivre que découvre le spectateur.

 

 


 

LES MIRAGES - LES FORAINS

LES MIRAGES

 

Féerie chorégraphique en un acte et deux tableaux
créée par le Ballet de l'Opéra de Paris, le 15 décembre 1947, au Palais Garnier

Entrée au répertoire

Musique
 : Henri Sauguet

Chorégraphie : Serge Lifar

Livret
 : AM. Cassandre et Serge Lifar

Décors et costumes : AM. Cassandre


Conseillère artistique : Claude Bessy

Conseiller pour la réalisation des décors et des costumes : Philippe Binot

Lumières
 : Yves Bernard

Ballet réglé par Monique Loudières et Fabrice Bourgeois

Durée :  45 min

 

Argument

Dans son palais, la Lune s'éveille. La Reine de la Nuit, lourde encore de sommeil, quitte son lit de nuages et, précédée du berger qui la conduira dans son vagabondage nocturne, laisse déserte, derrière elle, sa demeure. Clandestinement, un jeune homme s'y glisse. Son ombre qui le suit, pas à pas, l'engage à passer son chemin. Mais il repousse l'importune. Sur la couche abandonnée de la Lune, il a trouvé la clé des songes. Il s'élance dans le palais, fait jouer une serrure et, brusquement, libère les Filles de la Nuit. Elles lui ouvriront les portes des mirages : le rêve ! les richesses ! l'amour !
Mais toujours, l'objet de son désir lui échappe.
Croisant une créature mystérieuse, il s'approche, elle s'enfuit... C'est une chimère. Les marchands, accompagnés de courtisanes, viennent alors le séduire, et il leur donne tout son argent contre l'objet inestimable qu'ils font miroiter à ses yeux : un coffre multicolore, comme ceux qu'on trouve au fond de la mer, et qui contiennent des trésors. Les marchands se retirent, en riant de leur dupe. Quand le jeune homme ouvre le coffre, il n'en sort que son ombre. Furieux, il la chasse. Attirées par le tapage, les Filles de la Nuit réapparaissent. Une femme merveilleusement belle jaillit de leur groupe. Le jeune homme lui avoue son amour. Elle s'abandonne, défaille dans les bras de son amant. Hélas ! elle lui échappe, entraînée par les Anges noirs de la Mort. Dans le jour naissant, il s'en va, et son ombre le suit, elle, l'unique compagne qu'il reconnaît enfin, sa solitude.

AM. Cassandre et Serge Lifar

 

 

LES FORAINS

 

Créé par les Ballets des Champs-Élysées, le 2 mars 1945, au Théâtre des Champs-Élysées

Entrée au répertoire

Musique
 : Henri Sauguet

Chorégraphie
 : Roland Petit

Livret
 : Boris Kochno

Décors et costumes
 : Christian Bérard

Conseiller pour la réalisation des costumes : Philippe Binot

Lumières et supervision du décor : Jean-Michel Désiré

Ballet réglé par Jan Broeckx

Durée : 30 min

 

Les Forains (1945) marque les véritables débuts de Roland Petit chorégraphe. Au départ, créée pour le divertissement d'un soir, cette œuvre, écrite, dessinée et chorégraphiée en seulement treize jours, échappera totalement à ses créateurs et deviendra un des ballets de Roland Petit qui aura la carrière la plus brillante, la plus longue et la plus internationale. Pourtant, l'argument est réduit à sa plus simple expression : des forains arrivent dans une ville et s'installent pour donner leur spectacle. À la fin, les badauds s'esquivent, laissant la sébile vide. À l'origine de la fondation des Ballets des Champs-Élysées, l'œuvre est donnée à chaque représentation de la compagnie, en guise de porte-bonheur. Comme à la glorieuse époque des Ballets russes, Les Forains est né d'une étroite collaboration entre chorégraphe, librettiste (Boris Kochno), compositeur (Henri Sauguet) et décorateur/costumier (Christian Bérard). Roland Petit réglait chaque passage musical au fur et à mesure que Sauguet le lui remettait. Christian Bérard, de son côté, courait au Marché aux puces pour en trouver les costumes. Évocation poétique des gens du voyage, Roland Petit, à seulement 21 ans, y témoigne déjà de ses qualités stylistiques, qu'il ne cessera de développer par la suite : maî- trise parfaite du langage chorégraphique, grande capacité de narration, instinct judicieux dans le choix de ses collaborateurs... Danses des ombres chinoises, des Sœurs siamoises, de Loïe Fuller, de la Belle Endormie et du Prestidigitateur, de la fillette-acrobate... : autant de passages inoubliables empreints de poésie. 

Carole Teulet

 

GISELLE

Chorégraphie et mise en scène : Kader Belarbi d’après une chorégraphie de Jules Perrot et Jean Coralli

Musique : Adolphe Adam

Décors : Thierry Bosquet

Costumes : Olivier Bériot

Lumières : Sylvain Chevallot

Giselle, le chef-d’oeuvre du ballet romantique


Giselle fut créé le 28 juin 1841, à l’Académie royale de Musique de Paris.
Son intrigue met en scène une jeune paysanne, Giselle, éprise d’un certain Loys qui, très vite, s’avère être un grand seigneur travesti en paysan, Albrecht. Ne supportant pas d’avoir été dupée, Giselle perd la raison et meurt au cours d’une poignante scène de folie. Elle renaît a l’acte II parmi les Wilis, ombres blanches immatérielles qui, nuitamment, condamnent les mortels à danser jusqu’au trépas. Giselle n’a pas l’âme vengeresse et protège son bien–aimé, éploré sur sa tombe, en lui pardonnant son imposture dans un dernier adieu.
Dans sa version de Giselle, Kader Belarbi souhaite renforcer le dualisme entre monde terrestre et surnaturel. Il cherche à accentuer la veine populaire des danses du monde paysan de l’acte I, en opposition à la pointe qui envole les créatures éthérées du deuxième acte. Puisant aux sources musicales d’Adolphe Adam, en compagnie du chef d’orchestre Philippe Béran, Kader Belarbi s’empare de l’histoire de Giselle, afin de l’écrire avec ses propres mots, tout en respectant le chemin de la tradition.

 

Note d’intention

Giselle, chef-d’œuvre du ballet romantique, est l’un des ballets les plus dansés au monde. C’est l’un de mes ballets fétiches et j’ai eu le plaisir d’interpréter de nombreuses versions classiques ainsi que la relecture contemporaine de Mats Ek.
Tout est inscrit dans Giselle : Une véritable dramaturgie qui nous conduit du mensonge à l’éclatement de la vérité, des personnages principaux bien caractérisés, qui vont des paysans de l’acte I aux Wilis (créatures immatérielles) du 2ème acte, en passant par l’aristocratie médiévale, le passage du diurne au nocturne, du monde réel au monde surnaturel...

En tant que directeur du Ballet du Capitole, je veux doter cette compagnie d’une nouvelle production de Giselle, qui fasse état de ce qui m’a été transmis par la tradition de l’école française. Je créerai une nouvelle version en respectant la lettre, sinon l’esprit, mais avec mes propres mots, mon propre langage. Dans le 1er acte, je souhaite faire des paysans de véritables vignerons et rendre la veine des danses populaires plus enracinée et plus terrienne. En opposition, la cour des seigneurs de la chasse à courre sera plus dansante. Le 2ème acte retrouvera une plus grande élévation avec le retour, comme à l’origine, de vols de Wilis, accentuant ainsi la dualité entre monde terrestre du 1er acte et monde immatériel du 2ème. Je donnerai un soin particulier aux Wilis, vaporeuses “Filles de l’air“ pour citer Théophile Gautier. Thierry Bosquet, peintre d’un raffinement somptueux, a su créer une scénographie composée principalement de toiles peintes représentant une forêt automnale au 1er acte et une forêt lunaire au 2ème. Sous le regard de Sylvain Chevallot, le travail des lumières se révèle d’une lueur matinale jusqu’au zénith, puis décline vers une lune à la transparence bleue jusqu’aux premiers éclats de l’aube.
J’aime l’idée d’un compagnon musical. Cette fois, j’ai fait appel à Philippe Béran, chef d’orchestre de la Suisse romande, pour retourner aux sources de ce que Adolphe Adam a composé. Certaines parties musicales ont subi des coupes ou des compromis ont vu le jour. Il est intéressant de resituer la partition musicale d’origine, en correspondance avec une nouvelle vision, et de la réagencer si cela s’avère nécessaire et juste. Pour moi, tout ce qui existe ou découle de Giselle est l’expression de la dualité entre le réel et l’irréel, la réalité et le rêve de l’âme romantique. Cette nouvelle version respecte la tradition avec le regard de ce que nous sommes aujourd’hui. Le ballet reste vivant par le biais de l’interprétation des danseurs du Ballet du Capitole pour une version renouvelée et une nouvelle production de Giselle.    

Kader Belarbi    

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